Parts sociales
Titres de la société de portage acquis par le souscripteur, qui lui confèrent la qualité d’associé. Leur prix est distinct de l’apport en compte courant et ne rentre pas dans la base de calcul du gain net. C’est la détention de ces parts qui rattache le souscripteur à la société, avec les conséquences propres au statut d’associé de SNC.
Passeport fiscal digital
Document constitué par FPF pour chaque matériel financé, réunissant sept éléments : le nom de la machine, son numéro de série, sa date d’entrée en service, le fournisseur, le locataire, le numéro de série de la puce et les enregistrements horodatés. Sa valeur probatoire tient à ce qu’il est alimenté au fil des cinq ans, comme un journal, et non reconstitué au moment d’un contrôle. Il répond à une question que peu de souscripteurs posent et qui décide de tout : comment démontrer, quatre ans plus tard, que la machine a servi.
Le passeport fiscal digital FPF
Plafond majoré outre-mer
Limite annuelle spécifique applicable aux avantages fiscaux liés à l’outre-mer et aux Sofica, fixée à 18 000 € contre 10 000 € pour les niches de droit commun. Elle ne s’ajoute pas au plafond de droit commun mais l’englobe : les deux se calculent en cascade. La majoration de 8 000 € n’est consommable que par les dispositifs qu’elle vise, elle ne peut pas servir à augmenter la capacité des autres niches du foyer. Attention à ce que ce plafond mesure : un avantage retenu, et non une réduction obtenue.
FAQ Girardin question 5 et FAQ Défiscalisation question 5, qui portent la cascade et son chiffrage
Plafonnement global des niches fiscales
Limite annuelle des avantages fiscaux cumulés d’un foyer, fixée à 10 000 € pour les niches de droit commun. Le calcul se fait en deux temps : d’abord le total des niches de droit commun, comparé à 10 000 €, l’excédent étant définitivement perdu ; puis ce total retenu dans la limite de 10 000 €, augmenté des avantages outre-mer et Sofica, comparé à 18 000 €. Conséquence souvent mal comprise : le Girardin n’ampute jamais l’enveloppe des autres niches du foyer, c’est sa propre capacité qui s’ajuste à la marge restante. Certains avantages échappent entièrement au plafonnement, dont les versements sur un plan d’épargne retraite, les dons et le déficit foncier.
À ne pas confondre avec le report de la réduction non imputée : la fraction écrêtée par un plafond est perdue immédiatement et ne se reporte pas.
Plafonnement des niches fiscales et défiscalisation
Plein droit
Régime dans lequel la réduction d’impôt s’applique sans autorisation préalable de l’administration, sous la seule réserve du respect des conditions légales. Il suppose deux conditions cumulatives, et c’est la source d’une confusion très répandue. D’une part le montant total du programme d’investissement reste sous 1 000 000 € : c’est la limite du plein droit. D’autre part, parce que l’investisseur en Girardin ne participe pas à l’exploitation, chaque société qui porte l’investissement à son bilan reste sous 250 000 €. Les deux chiffres sont donc vrais, à deux niveaux différents : le premier qualifie le programme, le second la structure porteuse. La société de portage est une SNC et le taux rétrocession à l’exploitant est de 56 %. Le plein droit n’est pas un régime dégradé : la sécurité d’une opération tient à l’éligibilité des matériels et des locataires et à la qualité du suivi, pas à la présence d’un agrément. C’est aussi ce qui explique qu’un même programme puisse être réparti sur plusieurs SNC. Un investissement de 400 000 € pour un même exploitant relève du plein droit, et il est porté par une première SNC à 250 000 € et une seconde à 150 000 €, cette dernière pouvant encore accueillir 100 000 € d’autres investissements avant d’atteindre son propre plafond. FPF ne monte que des opérations de plein droit.
FAQ Girardin, question 11
Portage
Période pendant laquelle l’investissement doit rester en place pour que l’avantage fiscal soit définitivement acquis, soit cinq ans. Pendant cette durée, la propriété juridique du matériel est logée dans la société de portage, le bien reste loué à l’exploitant et affecté à l’activité prévue. Une interruption anticipée de l’exploitation, quelle qu’en soit la cause, expose à une reprise de la réduction d’impôt. Le portage est donc la vraie durée de l’engagement, même si le versement, lui, est ponctuel.
Prélèvement à la source
Le prélèvement à la source est un mode de paiement de l’impôt, pas un mode de calcul : il ne prend pas en compte les réductions d’impôt. Un souscripteur continue donc d’être prélevé normalement pendant l’année de son investissement, et l’effet de sa réduction apparaît au moment de la liquidation de son impôt, l’année suivante. Il peut, s’il le souhaite, faire moduler son taux ou ses acomptes en cours d’année, sous sa propre responsabilité.
Programme d’investissement
Ensemble économique financé au titre d’une même opération : un ou plusieurs matériels, un ou plusieurs exploitants, portés par une même structure. C’est le niveau auquel s’apprécie la limite de 1 000 000 € au-delà de laquelle l’agrément devient obligatoire. À ne pas confondre avec le plafond de 250 000 €, qui s’apprécie au niveau de chaque société porteuse (SNC) et non du programme. C’est aussi l’unité pertinente pour raisonner sur la mutualisation : un apport réparti sur plusieurs programmes est exposé à plusieurs risques indépendants plutôt qu’à un seul.
Prorogation du dispositif
Le Girardin industriel est ouvert aux investissements mis en service jusqu’au 31 décembre 2029, pour l’ensemble des territoires concernés. La base légale de cette échéance est l’article 35 de la loi de finances pour 2025. Le critère est bien la mise en service, pas la date de souscription ni celle du versement. Aucun texte ni aucune doctrine ne se prononce à ce jour sur le sort des reports d’excédent postérieurs à 2029.
Puce RFID
Composant électronique scellé sur chaque matériel financé, conçu pour être inarrachable. Il permet d’identifier le bien et de documenter sa présence et son exploitation au fil des cinq ans, sans constituer une garantie absolue de traçabilité. Chez FPF, la puce est propriétaire, conçue et fabriquée en interne, FPF en est le seul détenteur, elle est posée par ses équipes et exploitée sur une plateforme propre ; des équipes en Guadeloupe et en Guyane se déplacent lorsqu’une puce cesse d’émettre. Elle alimente le passeport fiscal digital.
La puce RFID en Girardin industriel