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Comparatif Girardin industriel 2026 : FPF, Inter Invest, Ecofip, Financ’ile
9 avril 2026
Vous avez entendu parler du Girardin industriel, mais les offres se ressemblent toutes… Ce comparatif décrypte chaque acteur…
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Vous payez plus de 3 000 € d’impôt sur le revenu, vous avez compris le principe du Girardin industriel, et il vous manque une chose : voir à quoi ressemble une opération réelle. Pas un calcul de rendement, pas un schéma, le déroulé complet, dans l’ordre où l’investisseur le vit.
Cet article suit un dossier de bout en bout : l’avis d’imposition, le choix du montant, le programme proposé, les documents signés, le virement, la mise en service du matériel, la déclaration du printemps suivant, la restitution par l’administration, puis les cinq années de suivi et la sortie. Un seul exemple chiffré, vérifiable ligne à ligne.
Les montants de cet exemple sont illustratifs, la mécanique est celle d’un dossier réel. Claire et Vincent, mariés, deux enfants, cadres salariés, tranche marginale à 30 %. Leurs revenus 2026 sont stables, ils estiment leur impôt à 22 000 €, et une aide à domicile leur ouvre 3 000 € de crédit d’impôt. Ils souscrivent en septembre 2026, au taux du troisième quadrimestre.
| Ligne du dossier | Montant |
|---|---|
| Impôt sur le revenu 2026 estimé | 22 000 € |
| Niches fiscales déjà engagées | 3 000 € |
| Solde d’impôts dus | 19 000 € |
| Plafond d’investissement Girardin (19 000 / 1,2) | 15 833 € |
| Apport versé en Girardin | 15 000 € |
| Taux du troisième quadrimestre | 20 % |
| Réduction d’impôt Girardin obtenue | 18 000 € |
| Gain triple net (18 000 − 15 000) | 3 000 € |
| Économie d’impôts réalisée sur les 19 000 € d’impôts dus | 3 000 € |
| Impôt 2026 restant à payer | 1 000 € |
Une seule ligne de l’avis sert de point de départ, celle de l’impôt sur les revenus soumis au barème progressif : une réduction s’impute sur l’impôt que vous devez et ne crée aucun remboursement au-delà.
Sur leur avis d’août 2026, établi sur les revenus 2025, Claire et Vincent lisent 21 800 €. Ce montant sert de repère, pas de base : leur réduction s’imputera sur l’impôt des revenus 2026. Celui des revenus 2025, indexé de 0,9 %, place la tranche à 30 % entre 29 580 € et 84 577 € de revenu imposable par part.
L’avis liste aussi les réductions et crédits de l’année précédente : ici, 3 000 € sont déjà engagés. Le plafond majoré outre-mer étant de 18 000 €, il reste 15 000 € de capacité, et le Girardin n’y compte que pour 44 % de la réduction obtenue. Notre article sur le plafonnement des niches fiscales détaille ce tri, celui sur l’extension de niche explique la marche de 10 000 € à 18 000 €.
Deux limites jouent ensemble, et la plus basse commande : ici, c’est l’impôt. Claire et Vincent visent 18.000 de remboursement Girardin, car ils ne peuvent investir en trésorerie qu’un maximum de 15.000 €. COr, compte tenu de leur impôt résiduel de 19.000 €, ils ne peuvent investir en Girardin, avec le taux de 20% du 3° quadrimestre, qu’un maximum de (19.000 / 1,2) 15.833 €. Donc ils sont avec 15.000 €, quasiment au plafond de souscription de 15.833 €. La méthode de dimensionnement est détaillée dans “combien investir en Girardin industriel.
Un programme de Girardin industriel ne finance pas un produit financier. L’apport finance l’achat d’un matériel industriel neuf, loué cinq ans à une entreprise ultramarine.
Le portefeuille ouvert de septembre à décembre 2026 porte sur du matériel productif exploité en Guyane et en Guadeloupe : chariots élévateurs, camions, tracteurs, engins de chantier, groupes électrogènes, pompes, etc. Chaque bien est acheté par une société de portage qui le loue soixante mois à un exploitant local, vérifié à jour de ses cotisations sociales et fiscales. L’apport ne couvre qu’une partie du prix, de l’ordre du quart au tiers de la machine ; le solde vient du crédit vendeur ou du crédit bancaire. Les 15 000 € de Claire et Vincent sont répartis par le gérant entre plusieurs SNC du portefeuille, ce qui dilue l’exposition.
La limite du plein droit est de 1 000 000 € par programme. Parce que l’investisseur ne participe pas à l’exploitation, chaque société qui porte l’investissement à son bilan reste par ailleurs sous 250 000 €, ce qui explique qu’un programme soit réparti sur plusieurs SNC. Les deux règles viennent du II de l’article 199 undecies B du CGI : ce n’est pas un arrangement obtenu par un monteur, c’est le régime de la catégorie. Au-delà, un agrément préalable du ministre chargé du budget devient nécessaire, et FPF ne monte que du plein droit.
L’investisseur devient associé de ces SNC pendant cinq ans, avec la qualité de commerçant et une responsabilité indéfinie et solidaire des dettes sociales (article L221-1 du code de commerce), statut que traite notre article sur la SNC Girardin.
La souscription tient en trois choses : un dossier signé, un virement, un justificatif transmis sous 48 heures.
Six pièces sont signées. Le mandat de recherche charge le monteur de structurer l’opération avant le 31 décembre, sans pouvoir de recommandation ni de gestion. L’information préalable fait déclarer au souscripteur qu’il a compris le mécanisme et les risques, qu’il accepte le statut d’associé, qu’il gardera ses parts cinq ans et qu’il investit à fonds perdus. Le bulletin porte la réduction visée, le calcul de l’apport et le pouvoir donné au gérant. Suivent l’attestation de provenance des fonds et le pouvoir pour les formalités. Un régime de communauté ou un PACS en indivision ajoute la déclaration du conjoint ou du partenaire, qui signe aussi.
Quatre justificatifs au minimum s’y joignent : identité recto verso, carte Vitale, dernier avis d’imposition, justificatif de domicile de moins de trois mois.
Claire et Vincent versent 15 000 € sur le compte dédié aux souscriptions, puis transmettent le justificatif dans les 48 heures suivant la signature.
Après réception des fonds, FPF remet une lettre nominative d’engagement contractuel de bonne fin fiscale, incluse gracieusement et adossée aux fonds propres et au capital social de 5 000 000 €. Cet engagement est soumis à des conditions de mise en œuvre et ne constitue ni une assurance, ni une garantie de résultat, ni une garantie d’absence de risque fiscal. Son périmètre est traité dans notre article sur l’assurance du risque fiscal en Girardin.
La réduction d’impôt ne naît pas au versement de l’apport. Elle naît à la mise en service du matériel.
Le formulaire de déclaration est explicite : pour un bien meuble, l’investissement est réputé réalisé l’année de la mise en service. C’est ce fait générateur qui commande l’année d’imputation, pas la date du virement ni celle de la facture. Un matériel commandé en décembre mais mis en service en janvier bascule sur l’année suivante.
Entre octobre et décembre 2026, le matériel est livré chez l’exploitant, un procès-verbal de mise en service est établi, le bail prend effet. Les comptes des sociétés sont clôturés au 31 décembre 2026, et cette clôture fixe la réduction de chaque associé au prorata de sa participation.
Le risque du Girardin industriel ne porte pas sur le capital, perdu par construction, mais sur la présence et l’affectation du matériel pendant cinq ans. Une facture ne prouve pas qu’une machine tourne en année 4.
FPF scelle donc sur chaque bien une puce RFID propriétaire, conçue et fabriquée par FPF qui en est le seul détenteur, inarrachable, portant le numéro de série du matériel. Elle permet la vérification de la présence et de l’affectation du bien. Les équipes suivent les remontées depuis les deux bureaux, en Guyane et en Guadeloupe, et se rapprochent de l’exploitant dès qu’une déconnexion apparaît : voir notre article sur la puce RFID. Le bail impose par ailleurs au locataire d’assurer le matériel.
La réduction se déclare sur une annexe dédiée, la déclaration 2042 IOM, sur la ligne des investissements donnés en location avec rétrocession de 56 %.
Sur le millésime des revenus 2025, la ligne d’un Girardin industriel de plein droit porte le code HLS : « investissements donnés en location à une entreprise exploitante à laquelle vous rétrocédez la réduction d’impôt », colonne « à hauteur de 56 % ». La colonne voisine, à 66 %, vise les opérations agréées ; les lignes « investissements dans votre entreprise » l’exploitation directe. Le formulaire des revenus 2026 reprendra la même architecture avec un code propre au millésime, et FPF fournit le montant et la case à reporter.
S’y ajoute l’état prévu à l’article 95 T de l’annexe II au Code général des impôts, qui identifie la société propriétaire, le pourcentage de droits détenus, la nature du bien, son prix de revient hors taxes et sa date de mise en service. Une fiche de calcul applique à ce prix de revient le taux légal, qui n’est pas le taux commercial : les 20 % désignent le gain sur l’apport.
L’administration restitue la réduction par virement, entre juillet et septembre de l’année suivant la souscription.
Liquident l’impôt définitif entre juillet et septembre 2027 : 22.000 € d’impôts au barème réduits à 19.000 € par les 3.000 € de niches fiscales déjà engagées. 19.000 € prélevés à la source, puis un remboursement entre juillet et septembre 2027, en numéraire de 18.000 € effectué par la DGFIP directement sur le compte bancaire du souscripteur.
Le virement porte le libellé « REMB IMPOT REVENUS », émis par « DGFIP FINANCES PUBLIQUES ». En 2026, pour les revenus 2025, la DGFiP a opéré ces restitutions les 24 et 31 juillet. Les dates de 2027 ne sont pas publiées : la fenêtre est juillet à septembre 2027.
L’apport est sorti du compte en septembre 2026, la restitution arrive dix mois plus tard. Le gain est de 3 000 €, triple net : ni impôt sur le revenu, ni prélèvements sociaux, ni TVA.
C’est le point le plus mal expliqué du marché. L’État ne rend pas l’apport augmenté d’intérêts. L’apport est à fonds perdus, le souscripteur le signe dans son bulletin : ni parts revendables, ni loyers, ni matériel. Ce que verse l’administration est une réduction d’impôt, jamais un crédit d’impôt, d’un montant supérieur à l’apport, comme un compte à terme bancaire, mais avec un gain non fiscalisé triple net. Le gain est cet écart, et il est triple net, rien d’autre : une opération unique suivie cinq ans, pas un placement.
Le prélèvement à la source est un mode de paiement, pas un calcul d’impôt : la réduction n’abaisse pas le taux prélevé sur les salaires, elle intervient à la liquidation définitive. Et contrairement à l’emploi à domicile ou au Girardin logement, elle n’ouvre droit à aucune avance de 60 % en janvier : l’administration écrit que l’investissement outre-mer réalisé dans le cadre d’une entreprise n’est pas concerné. La totalité arrive à l’été.
L’excédent qui dépasse l’impôt dû est reportable sur les cinq années suivantes. Il n’est jamais restitué.
Supposons que l’impôt de Claire et Vincent tombe à 15 000 €. Leur réduction de 18 000 € s’impute à hauteur de 15 000 €, et les 3 000 € restants basculent sur les années suivantes, jusqu’à la cinquième inclusivement. Décalage de trésorerie, pas perte fiscale. Le report s’impute chaque année dans la limite du plafonnement de l’année où il joue, la réduction de l’année en cours passe avant les reports antérieurs, et ce qui n’est pas absorbé au terme des cinq ans est perdu.
L’autre perte est immédiate et n’a rien à voir : la fraction écrêtée par le plafonnement global, au-delà de 18 000 €, est perdue sur le coup, ni remboursée ni reportable. C’est la seule vraie erreur de calibrage, et elle vient d’un inventaire des niches non fait avant de souscrire.
Trois conditions doivent rester remplies pendant cinq ans, et une seule manquante suffit à déclencher la reprise de la réduction d’impôt.
Le souscripteur conserve ses parts cinq ans à compter de la réalisation de l’investissement. Le matériel reste affecté à l’exploitation pour laquelle il a été acquis, chez un locataire éligible. Et les comptes annuels sont déposés au greffe du tribunal de commerce, ceux des sociétés de portage comme ceux des locataires, sur les cinq années de location.
Si l’une de ces conditions cesse d’être respectée, la réduction pratiquée fait l’objet d’une reprise au titre de l’année où l’événement se produit, assortie des intérêts de retard. L’administration ne réinterprète rien, elle constate. Côté investisseur, la gestion est nulle : le gérant tient la comptabilité, dépose les comptes et suit les baux. Le souscripteur signale seulement, sous huit jours, tout changement affectant l’opération.
Un contrôle peut survenir, et la preuve se prépare avant. Le souscripteur garde son dossier signé, l’état de l’article 95 T, ses avis d’imposition, la lettre d’engagement de bonne fin et les documents annuels transmis par le monteur. FPF adresse par ailleurs un passeport fiscal digital par machine, qui rassemble les pièces de traçabilité de l’actif. Un réflexe conditionne l’engagement de bonne fin : si l’administration se manifeste, FPF doit en être prévenue dans les quinze jours.
Au terme des cinq ans, le locataire rachète le matériel pour un prix symbolique, comme le prévoit la loi, et les sociétés de portage sont dissoutes. L’exploitant devient propriétaire du bien qu’il a utilisé, pour un coût inférieur à celui d’un financement classique : c’est la contrepartie économique du dispositif.
Pour l’investisseur, rien à revendre : tout s’est joué à la restitution de 2027, et les cinq années suivantes ne servent qu’à la sécuriser. C’est l’ordre des priorités chez FPF, la sécurité avant le rendement, parce qu’un gain de 3 000 € ne vaut rien s’il finit en reprise de 18 000 €.
| Période | Ce qui se passe | Flux pour l’investisseur |
|---|---|---|
| Septembre 2026 | Choix du montant, signature du dossier, virement | sortie de 15 000 € |
| Octobre à décembre 2026 | Livraison, mise en service, pose de la puce, effet du bail | aucun |
| 31 décembre 2026 | Clôture des comptes des sociétés du portefeuille | aucun |
| Printemps 2027 | Déclaration des revenus 2026, annexe 2042 IOM servie | aucun |
| Juillet à septembre 2027 | Restitution de la réduction d’impôt par la DGFiP | entrée de 18 000 € |
| 2027 à 2031 | Suivi du matériel, dépôt des comptes, conservation des parts | aucun |
| Fin 2031 | Rachat du matériel par l’exploitant, dissolution des sociétés | aucun |
Gain net : 3 000 €, pour un apport de 15 000 € définitivement engagé et une immobilisation de dix mois. Le reste à charge fiscal demeure de 1 000 €.
Cet exemple vaut pour tous les dossiers, seuls les montants changent. Trois données suffisent : votre impôt sur le revenu, les réductions et crédits déjà mobilisés, et votre mois de souscription, qui détermine le taux. Le plancher retenu par FPF est de 3 000 € d’impôt.
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